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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 20:22

Alors que Numéricable finalise son rachat de SFR, la société au carré rouge aurait signé un avenant au contrat de mutualisation des réseaux mobiles de son concurrent-partenaire Bouygues Télécom et de ses propres antennes.

Il semblerait qu'à la suite de cet accord, certaines choses viennent à se mettre rapidement en place alors que l'on pensait l'accord encore en négociations.

D'après plusieurs forums, tweets et autres messages, certaines villes sont couvertes du jour au lendemain par de la 4G chez SFR.

Ce « réseau magique » apparu en une nuit ou presque est en fait le réseau LTE (4G) de Bouygues Télécom.

On peut commencer par citer quelques villes (la liste va s'allonger, je tâcherai de la tenir à jour), dont notamment Ajaccio, Nîmes, Dunkerque, Castelnaudary, Calais, Béziers, Narbonne, Carcassonne, Boulogne-sur-mer, St-Omer, Bastia, Calvi, L'Ile Rousse, Bonifacio, Porto Vecchio, Hoerdt, Bischwiller, Oberhoffen-sur-moder, Haguenau, Scheighouse-sur-moder, Gries, Brumath, Bernolsheim, Thionville....

Mise à jour du 14/11 :

De nouvelles villes sont couvertes depuis le 10/11 : Hourtin, Lesparre Medoc, Vendays-Montalivet, Vensac, Queyrac, Carcans, Lacanau, Listrac Medoc, Arcachon, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch, Mios, Biscarosse, Parentis-en-Born, Mimizan, Salles, Le Porge, Moliets et Maa, Vieux Boucau Les bains, Messanges, Biaudos, Marans

Pour la plupart, les antennes ont été allumées entre le 5 et le 6 novembre et le 10 novembre, ce qui signifie que des tests sont peut-être à prévoir sur les prochaines semaines.

D'après les premiers retours, il semblerait que les utilisateurs n'aient pas à activer l'"itinérance des données", comme ce peut être le cas chez Free lorsque les abonnés sont sur le réseau d'Orange.

A voir par la suite si les iPhone 5 et autres iPad non compatibles avec la 4G de SFR le seront avec la LTE1800 de Bouygues sans mise à jour opérateur.

Le feuilleton commence juste car ni le réseau 3G ni le réseau 2G n'a pour le moment était mis au jour.

Une communication de SFR devrait être faite prochainement.

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 09:11

La Commission Européenne et l’organisme BEREC (Body of European Regulators of Electronic Communications) avaient planifié en 2013 une réglementation et différentes normes concernant le roaming et destinées à être mises en application dès Juillet 2014.

Juillet 2014, c'est dans une dizaine de jours.

Le LBO, ou Local Break-Out, qu'est-ce que c'est ?

Ce terme barbare désigne une espèce de dégroupage pour les opérateurs locaux.Pour faire simple, je suis client de l'un des 4 opérateurs français (Orange, SFR, Bouygues Telecom ou Free). Je décide d'aller dans un pays de l'Union Européenne pendant mes vacances. Là, mon opérateur me proposera 2 choses pour faire de la data :

- Soit je décide de souscrire un "Pack" selon le pays et la durée
- Soit je décide de ne pas prendre de pack et je dois modifier ma configuration data (les APN ou points d'accès) en "euinternet", c'est le fameux LBO

L'avantage du pack de mon opérateur, c'est que je connais le volume auquel j'ai droit, je peux suivre ma consommation depuis mon espace client et je suis prévenu en cas de dépassement ou d'atteinte du seuil.

L'avantage du LBO, c'est que je suis facturé selon la tarification locale de l'opérateur sur lequel je suis connecté. Après avoir changé mon APN (en "euinternet"), en ouvrant mon navigateur Internet, je serai redirigé vers une sorte de portail captif dudit opérateur local me proposant ses différentes prestations, de la même manière que les packs de mon opérateur en France, mais avec certaines nuances. Le paiement se fera directement par carte bancaire ou des services comme Paypal, rien n'apparaîtra sur ma facture opérateur en France.

Si je ne choisis ni les packs de mon opérateur ni le principe du LBO, je serai facturé au prix fort par mon opérateur principal.

En choisissant le LBO, si j'ai un problème quelconque (usage, facturation), je ne peux me retourner vers mon opérateur principal, mais je devrais contacter l'opérateur local, celui qui me fournit le LBO.

Il s'agit, pour de nombreux professionnels du secteur, d'un service peu utile, d'une part en raison des nombreux freins (changer l'APN, pas de suivi de sa consommation, aucune gestion via son opérateur habituel...), d'autres part en raison des frais liés à la communication, au marketing et autres gestions qui font que le service devra être réellement attractif s'il veut être démocratisé. D'autant que les frais de la data en roaming sont en train de baisser au fur et à mesure, en attendant 2015.

Le LBO sera vraiment intéressant si un pays européen applique des tarifs très bas pour les sessions data. Reste à voir quels seront les tarifs pratiqués et l'utilité du service, qui, je le rappelle, ne sera pas proposé par tous les opérateurs.

Il existe également une autre option, qu'on appelle ARP (Alternative Roaming Provider) et qui permet de faire passer également la voix et les SMS par un opérateur local, tout en gardant sa SIM et son numéro d'appel.

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 01:08

Le monde des télécoms est en plein bouleversement. Tous les jours - ou presque - une nouvelle annonce.

En résumé, ces derniers jours, on a appris que :

- Altice, maison-mère de Numéricable et futur propriétaire de SFR, veut racheter Voo, un câblo-opérateur Belge et lorgnerait sur un opérateur télécom Belge (BASE ou bien Mobistar) (cf. BFMTV)

- Orange annonce « réfléchir à toute opportunité dans le secteur des télécoms ». Comprendre « Si Bouygues Télécom souhaite se vendre, on va regarder et faire une offre » (cf. Le Monde)

- Free recrute encore et encore, et en tant qu'opérateur global (fixe + mobile), devient troisième opérateur en France, devant Bouygues Télécom (cf. Freenews)

- Numéricable est en discussion avec Virgin Mobile pour racheter l'intégralité de sa base client (cf. Le Monde)

- Prixtel annonce le rachat de Zéro Forfait (cf. IT Espresso)

Ça bouge, ça promet d'être chaud dans les prochaines semaines !

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 22:38

Mise à jour du 05/04 17h24 - Finalement, Vivendi a annoncé que son conseil d'administration avait choisi Numéricable (Communiqué officiel)

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La nouvelle est tombée ce soir, en clôture de bourse, le groupe Vivendi, propriétaire de SFR, a décidé de rentrer en négociations exclusives avec Altice, la maison-mère de Numéricable (Communiqué)

Dans son communiqué, Vivendi indique que « l’offre d’Altice prévoit un paiement à Vivendi de 11,75 milliards d’euros, l’attribution de 32 % du capital de l’entité cotée combinée et la sortie de Vivendi selon des modalités programmées. »

Dans les faits, les deux groupes vont étudier l'offre pour un période de trois semaines, à l'issue de laquelle « le Conseil de surveillance se réunira à nouveau pour examiner les suites à donner et s’il doit en conséquence mettre un terme aux autres options envisagées. »

La proposition d'Altice a été jugée plus pertinente que celle de Bouygues « pour les actionnaires et les salariés du Groupe ». De plus, elle a davantage de chance d'être réalisée car les deux groupes sont plutôt vus comme étant complémentaires que concurrents et qu'ils ne créeront pas un géant français des télécoms. L'ARCEP et la Commission européenne apprécieront...

Travaillant dans le secteur des télécoms, cette offre est la moins pire des deux qui étaient présentées. Avec l'offre de Bouygues, de sérieuses craintes sont apparues sur les doublons d'emploi, même si Bouygues a indiqué qu'il n'y aura pas de licenciement, je n'y crois pas. Les deux entreprises ont chacune des centaines de salariés effectuant les mêmes tâches, il est donc impossible, après un rachat à plusieurs milliards de conserver ces postes en doublon (marketing, formation, conseillers...)

L'offre de Bouygues

L'offre de Bouygues était une attaque en règle pour mettre la main sur SFR, ne prenant pas en compte les priorité du groupe et des emplois. Il offrait à Free un réseau performant à moindre frais (le coût d'investissement de plusieurs milliards sur les 10 dernières années vaut 1,8 milliards antennes + fréquences incluses...). Une opportunité comme jamais pour le quatrième opérateur. A ce jeu là, Bouygues Telecom se tire une balle dans le pied car le dimensionnement du réseau SFR est assez inégal et en intégrant 11 millions d'abonnés à un réseau en cours de reconstruction, les clients n'y seraient pas spécialement gagnants (lenteurs de navigation, échecs ou coupures d'appels...) et au final, le groupe uni y perdrait des clients.

Le Monde indiquait que « L'action Numericable s'envolait à la Bourse de Paris vendredi après-midi, propulsée par le choix de Vivendi. A 14 h 21, le titre gagnait 20,63 % à 31,85 euros, en pleine explosion par rapport à la tendance du marché, en baisse lui de 1,32 %. » et qu'à contrario « l'action de Bouygues Telecom marquait pour sa part une nette baisse de 7,14 % à 15 heures quand l'action du groupe Illiad perdait 3,98 %. »

Une interrogation persiste à l'heure actuelle : si l'accord est conclu, qu'en sera-t-il de celui qui avait été fait entre Bouygues Telecom et SFR au sujet du partage d'une partie de leur antennes, appelé « accord de mutualisation » et qui devait voir le jour entre 2015 et 2017 ? (Communiqué SFR)

Numericable a annoncé des résultats en baisse en 2013.

Son chiffre d'affaires représente un peu plus d'un milliard d'euros, lorsque son résultat net s'établit à 65 millions d'euros (-32,3%) et son EDBITDA atteint les 616 millions.

Le groupe a fortement dû agrandir son réseau, ses investissements ont donc progressé de 12% pour une dépense totale de 320 millions d'euros.

Sa base totale d'abonnés a, quant à elle, augmenté de 5% pour s'établir à 1 709 000 clients, avec un ARPU (revenu moyen par abonné) de 41,90 euros.

Des résultats mitigés mais de bon augure tout de même si le projet aboutit.

Mais rappelons que la décision de Vivendi n'est pas figée et que si les deux groupes ne trouvent pas un accord, ils se réservent le droit d'étudier l'autre option (celle de Bouygues) ou de poursuivre leur plan initial, soit une entrée en bourse de SFR.

Une affaire à suivre, à laquelle je ne manquerai pas de m'intéresser, mon emploi étant potentiellement en danger...

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 15:41

Jean-rené Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi a indiqué qu'une mise en bourse de SFR était envisagée. Cela permettrait à l'opérateur de redresser ses résultats et de reprendre des couleurs dans un marché en décroissance. SFR est la société qui rapporte le plus au conglomérat de média Vivendi.


Il précise tout de même que si la décision est prise définitivement, elle n'interviendrait pas à court terme. Vivendi estime la valorisation de SFR autour de 20 milliards d'euros, alors que les analystes la jugent entre 10 et 12 milliards.


Une chose est sûre, car elle a été martelée : SFR n'est pas à vendre.
Le deuxième opérateur français a en tout cas plus d'un tour dans son sac et compte bien faire parler de lui dans les semaines à venir.

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