Une jeune femme a été licenciée après avoir envoyé 156 mails personnels depuis son lieu de travail. Elle a réclamé 26 000€ de dommages intérêts à son employeur, son avocate mettant en avant
l'atteinte à la vie privée, cette dernière ayant sais le conseil de Prud'Hommes d'Angers.
Son employeur, de son côté, dit qu'il a découvert l'existence de ces correspondances en recherchant l'origine d'un virus informatique et qu'il n'avait pas ouvert les mails, mais seulement constaté
leur existence. Il a estimé qu'une dizaine de courriels envoyés par jour représentaient « une heure de travail négligée ».
Ces mails, justement, étaient échangés entre l'employée et sa mère et envoyés pendant les pauses, a expliqué son avocate.
Le juge départiteur a reconnu qu'on pouvait utiliser la messagerie à des fins personnelles, mais occasionnellement, tout en estimant qu'on pouvait reprocher à la salariée « la fréquence et
l'importance en volume de telles communications ». « Le licenciement pour motif personnel à caractère disciplinaire est pleinement justifié », a-t-il jugé, écartant l'atteinte à la
vie privée étant donné que, comme précisé plus haut, l'employeur n'a pas ouvert les messages.
L'avocate a indiqué réfléchir à l'opportunité de faire appel.